Privilégier la compétence aux connaissances

Privilégier la compétence aux connaissances

  1. Objectifs

    • Savoir rédiger une évaluation
  2. Produire une épreuve

    • Produire une épreuve pour évaluer l’acquisition d’une compétence aux fins de la sanction, qu’est-ce que cela veut
      dire?
    • Réaliser une tâche complexe?
    • Participer à des activités?
    • Répondre à un questionnaire?





    • L’évaluation aux fins de la sanction doit porter sur toutes les dimensions importantes de la compétence.
    • La situation d’évaluation se situe à un niveau de complexité adéquat et reflète le plus possible le contexte réel d’une situation de travail.
    • L’évaluation se fait à l’aide de tâches significatives qui intègrent toutes les dimensions importantes qui la composent.
  3. Ne pas réduire l’évaluation d’une compétence

    • Il est important de ne pas réduire l’évaluation d’une compétence à un seul de ses savoirs, par exemple, aux connaissances, parce que ces dernières ne sont pas les seules ressources mobilisées dans l’exercice d’une compétence.
    • Il se peut que des vérifications soient effectuées à l’aide de questions, par écrit, dans la mesure où la globalité de la compétence n’est pas restreinte à certains éléments théoriques ou de connaissances pures.
    • En effet, il peut être nécessaire de vérifier certains savoirs afin de s’assurer de la compréhension de l’élève, de son jugement ou de sa capacité d’effectuer des choix essentiels sur certains aspects de la mise en œuvre de la compétence.
    • Dans ce cas, il est essentiel de « poser des questions » qui suscitent la réflexion chez l’élève et pas seulement des questions sur des éléments appris « par cœur ».
  4. Le jugement professionnel

    • Encore une fois, le jugement professionnel s’impose pour établir ce qui est au cœur de l’acquisition de la compétence et préciser les choix qui sont faits pour l’évaluation… et surtout, comme ça peut être le cas parfois, lorsque des spécifications n’ont pas été établies.
    • Évaluer seulement des connaissances et tenir pour acquis que l’acquisition de la compétence est démontrée irait à l’encontre de l’esprit même que doit susciter le concept de compétence.
    • Au fond, l’exercice de la compétence implique le choix de certaines ressources, leur combinaison et leur utilisation par l’élève (y compris les connaissances) dans le but de réaliser une tâche d’un certain niveau de complexité.
  5. L’évaluation des compétences

    • Le tableau suivant présente les principaux éléments à prendre en compte lors de l’évaluation des compétences selon qu’elle est traduite en comportement, en situation ou qu’elle soit transversale.
    • Traduites en comportement Traduites en situation Transversales
      • L’évaluation aux fins de la sanction implique généralement l’exécution de tâches représentatives de l’exercice du métier, selon les exigences formulées dans les spécifications.
      • Comme l’évaluation doit solliciter la compétence dans sa globalité, l’évaluation doit prendre en compte une tâche impliquant souvent divers procédés : la réalisation d’un produit, la démonstration d’un processus ou la combinaison de ces deux derniers. Les résultats sont souvent préétablis et constituent les cibles à atteindre.
      • À l’occasion d’une épreuve, dans tous les cas où le résultat du travail d’un élève permet d’inférer une application du processus de travail en évitant à l’enseignant d’observer ce même processus, l’évaluation au moyen d’un « produit » devrait être retenue. Ce procédé d’évaluation
        exige moins de temps passé en observation directe de l’élève.
      • Dans certaines situations, pour s’assurer de la compétence réelle de l’élève, l’enseignant n’aura d’autres choix que d’observer la réalisation de la tâche complète ou quelques-uns de ses aspects en cours d’exécution : dans ce cas, le « processus » est retenu aux fins d’évaluation.
      • Enfin, il peut aussi être nécessaire d’évaluer certains savoirs essentiels en posant des questions à l’élève. Dans ce cas, les questions sont en lien avec une tâche à réaliser ou mises en contexte.
      • L’évaluation aux fins de la sanction porte sur l’engagement de l’élève dans une démarche, selon les exigences formulées dans les
        spécifications.
      • La démarche de l’élève nécessite son investissement en termes de réflexion et d’action dans les situations proposées.
      • Les résultats de la démarche varient selon les élèves, en fonction de leurs expériences et des acquis antérieurs ouvrant ainsi la voie à l’expression personnelle et à la créativité.
      • L’évaluation favorise une réponse personnalisée, puisqu’il est généralement impossible, compte tenu des différences individuelles, de
        s’assurer que tous les élèves pourront arriver à des résultats identiques.
      • Comme procédés d’évaluation, plusieurs attentes seront signifiées en termes de réalisation d’actions, de traitement de l’information, de
        réflexions consignées pour clarifier une position personnelle, etc.
      • L’évaluation en aide à l’apprentissage met l’accent sur le niveau de développement de la compétence au regard d’aspects qui débordent du cadre de comportements bien circonscrits, faciles à prévoir et à observer. Elle comporte des critères d’évaluation qui permettent de préciser leur teneur. Son évaluation porte davantage sur son caractère évolutif que sur un seuil d’acquisition déterminé.
      • Elle est prise en considération, mise en œuvre à l’intérieur des autres compétences du programme d’études puisqu’elle n’a pas de contexte de réalisation propre. Ainsi, elle prend son sens tant associé à l’exercice d’une tâche, dans l’exécution d’un processus ou l’enrichissement d’une démarche. Son caractère générique lui permet d’être présente dans plusieurs compétences. Reprise à plusieurs occasions, l’élève a d’autant plus de possibilités de la développer.
      • La compétence transversale est en développement continu, mobilisable à grande échelle tout au long de la vie d’un individu. On la croit
        importante pour l’employabilité de la personne, son développement global, sa polyvalence ou sa participation comme travailleur et citoyen.

      Source:http://www.formationsorel-tracy.qc.ca