Approche par Objectifs / Compétences
Tu dois devenir capable de
Avant de commencerL’approche par compétences se veut en premier lieu une rupture avec la pédagogie par objectifs, méthode traditionnelle dominante dans le monde scolaire du XXe siècle, qui découpe les savoirs à transmettre au sein des disciplines en autant d’objectifs à atteindre à chaque niveau de la scolarité. |
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Approche par Objectifs / Compétences 1- Quelle(s) différence(s) entre une approche par compétences et une approche par objectifs ? L’approche par compétences développe l’idée que l’élève apprend mieux dans l’action, c’est à dire :
1- quand il est mis en situation de production effective ;
2- quand il est vraiment impliqué dans des tâches intégratrices qui nécessitent la mobilisation et l’intégration des
Exemple :
Approche par objectifsApproche par les compétences Imaginons le déroulement de la séance dans la classe « A » travaillant selon l’approche par objectifs 1- Que va t-il se passer ? * Le maître s’assure que la consigne est bien comprise. * Le maître invite les élèves à produire oralement des injonctions. Elles sont corrigées et répétées par plusieurs élèves : une phase préparatoire au travail ultérieur * Le maître propose, ensuite, une activité d’identification de phrases injonctives dans des textes de lecture pour étudier leur structure : un rappel de ce qui a été déjà vu. * Le maître lance alors l’activité. * Chaque élève sait exactement ce qu’il a à faire. Seul, face à son cahier, il commence à rédiger des énoncés (interdictions / ordres) * Il se réfère de temps à autre aux outils d’aide affichés en classe et aux images qui lui suggèrent les situations à exploiter 2- Quel rôle joue l’enseignant de cette classe A pendant l’activité ?* Le maître passe dans les rangs, attire l’attention sur les erreurs, corrige quelques énoncés, répond aux sollicitations. Le moment venu, il met fin à l’activité. On lit les énoncés obtenus, on les commente et on les corrige puis on range les travaux. 3- ConstatCette approche de l’apprentissage par objectifs permet certes d’obtenir un produit répondant à une consigne précise et mobilisant des savoirs (l’impératif) et des savoir-faire (formuler des interdictions dans une situation donnée)mais l’activité est convergente : tous les élèves font la même chose dans les mêmes conditions selon une consigne unique décidée par l’enseignant. La situation est exclusivement scolaire c’est à dire ne visant qu’une micro-compétence disciplinaire très pointue, ne garantissant pas la maîtrise d’une réelle compétence de communication. Par ailleurs, certaines compétences transversales énoncées ne peuvent être développées dans des activités individuelles de ce type et dans des situations d’apprentissage de cette nature comme c’est le cas de la classe B. 4- Que faire des exercices réalisés ?Les exercices sont conservés dans les cahiers des élèves. 5-Évaluation* Si toute la classe a réussi « l’exercice », le maître rédige une appréciation sur le cahier ou attribue une note et programme un autre objectif pour la journée suivante. * Si un grand nombre d’élèves ne réussit pas « l’exercice », le maître programme une révision lors des journées-paliers et poursuit la réalisation des objectifs déjà planifiés pour la journée suivante Imaginons maintenant le déroulement de la séance dans la classe « B » travaillant selon l’approche par compétences. 1- Que va t-il se passer ?* Les élèves répondent aux questions posées par le maître et réfléchissent ensemble sur la forme que prendra leur participation * Définissent les paramètres de la situation de communication : (qui va parler, écrire ? à qui ? pour dire quoi ? où ?etc.). * Proposent des activités : produire des affiches, un dépliant, faire des dessins accompagnés de légendes, construire un dialogue à dramatiser, écrire des panneaux d’interdictions, élaborer un code de bonne conduite, etc. * Discutent les propositions, leur originalité,leur faisabilité, les difficultés éventuelles, les ressources nécessaires, etc. * Choisissent parmi les propositions celles qui leur plaisent, qui sont accessibles… et justifient leur choix. * Définissent le contour du produit attendu et des savoirs à mobiliser : impératif et phrases impersonnelles (Il faut / Il ne faut pas) phrases infinitives, lexique approprié… * Ils se constituent en groupes de travail (avec la collaboration du maître) pour réaliser les activités retenues. Exemple : G1→ dessins légendés G2→ panneaux d’interdiction G3→ un code de bonne conduite G4→ un scénario à dramatiser 2- Quel rôle joue l’enseignant de cette classe B pendant l’activité ?* Le maître supervise la bonne marche et l’avancement des travaux. Il gère le temps le rappelle souvent. Il sert de personne-ressources pour aider,orienter, fournir des outils d’aide, intervenir éventuellement en cas de conflit et procéder à des régulations immédiates et ponctuelles. * Il enregistre les lacunes qui nécessitent une remédiation ultérieure plus conséquente. 3- ConstatCette approche de l’apprentissage permet non seulement d’aboutir à l’objectif d’apprentissage par la mobilisation de savoirs et savoir-faire liés aux énoncés injonctifs mais aussi à développer des compétences disciplinaires orale et écrite dans la mesure où ces savoirs et savoir-faire sont mobilisés et intégrés pour résoudre une situation-problème significative. Cette stratégie d’apprentissage contribue aussi au développement des compétences transversales telles que travailler en coopération (avec des camarades) ; mettre en oeuvre une méthode de travail (recherche d’une démarche appropriée à la réalisation de la tâche demandée) et exercer sa pensée critique(lors du débat autour des première propositions). Les productions sont variées, les élèves sont totalement impliqués dans le travail 4- Que faire des travaux finis ?Les travaux terminés sont affichés . Ils sont présentés par leurs auteurs, commentés et corrigés par les autres groupes.La mise au propre qui est une étape très importante est prise en charge par chaque groupe qui peut mener ce travail soit à l’école au cours d’une séance ultérieure soit hors de l’école : les élèves ’organisent librement mais sont soumis à un contrat fixant la date de remise des travaux et les modalités de présentation. La finalisation des travaux se traduit par leur affichage en classe, dans la cour,leur publication dans le journal scolaire, etc. 5-ÉvaluationSi au cours des activités, le maître a identifié des lacunes liées à des apprentissages non-maîtrisés, il réalise une remédiation immédiate auprès des élèves concernés par ces erreurs ou planifie une action de remédiation ciblée soit immédiate soit à court terme soit à long terme selon le degré d’importance des erreurs. « …Certains diront qu’il y a une nette différence entre l’approche par objectifs et l’approche par compétences, d’autres considéreront que l’approche par compétences recoupe certains aspects de l’approche par objectifs. Pour ma part, je préfère considérer l’approche par compétences comme une suite logique à l’approche par objectifs. » François Lasnier (Réussir la formation par compétences) Repris d’un document tunisien destiné aux enseignants de français |
acquis et donnent une vision globale des capacités à mobiliser ;
3- quand la situation d’apprentissage a du sens pour lui, qu’elle est significative ;
4- quand les erreurs qu’il commet lors de la réalisation de la tâche sont identifiées et exploitées par l’enseignant dans le cadre d’une régulation, lorsque ces erreurs sont de nature à créer un obstacle à la poursuite de l’activité ou des apprentissages ultérieurs ;
5- quand l’élève établit des contacts avec les autres pour construire ses connaissances et son savoir : Elève ↔ Elève ; Maître ↔ Elèves ; Groupe ↔ Elève car l’apprenant élabore aussi sa compréhension en comparant ses perceptions à celles de ses pairs…